CE QUI NOUS LIE-LE TOURNAGE


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ce qui nous lie tournage

Découvrez les secrets de tournage du film  Ce qui nous lie raconté par son réalisateur Cédric Klapisch.

Le film qui sortira le 14 juin nous emmènera en Bourgogne dans l’univers viticole, une comédie dramatique portée à l’écran par Pio Marmaï, Ana Girardot ou bien encore François Civil.

Le tournage : Première partie

Le tournage : Deuxième partie

Découvrez ou redécouvrez la bande annonce :

Affiche:

 

Astérix : le Domaine des Dieux – Interview


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astérix le domaine des dieux
astérix le domaine des dieux

La projection en avant-première d’Astérix : le Domaine des Dieux a été l’occasion pour nous d’accueillir les co-réalisateurs. Ils ont pu répondre aux questions de l’assemblée durant une heure environ.

L’album et le travail avec les collaborateurs

Un réalisateur ne vient jamais seul. En effet, il apporte avec lui son réseau. Le choix des voix des personnages s’est donc fait dans l’univers de Kaamelott et des Deschiens. Un classique perdure à travers le temps : la voix de Roger Carel ! Astérix est donc reconnaissable du premier coup.

La problématique du début fut de trouver un studio d’animation français avec l’expertise et les reins assez solides pour une grosse production. Au final, une équipe éphémère s’est constituée « en mode projet » autour des réalisateurs. Les compétences et l’envie sont présentes sur le territoire. Maintenant, ils espèrent que la structure sera pérenne, chose impossible pour le moment…

Il faut dire que l’adaptation d’un chef d’œuvre permet de se laisser guider tant la base est solide : 3 actes composent l’album, comme au cinéma. L’apport d’un gros budget de la part de la maison d’édition et d’une certaine carte blanche (tout en respectant quelques canons) permet aux réalisateurs de s’amuser et de ne pas être bloqués par le marketing. Deux niveaux de lecture sont donc présents dans le film. Pour faire simple, tout le monde s’y retrouve (petits et grands) et créer le film qu’on aimerait voir donne un contenu de facto universel.

L’approche modernisée de la réalisation

De la bouche de d’Alexandre Astier et de Louis Clichy, Astérix : le Domaine des Dieux n’est pas l’album qui s’est le mieux vendu. Néanmoins, il est sans conteste le meilleur scénario. Difficile à croire, mais sa construction est en avance sur son temps avec le démarrage par le plan du « méchant » ! Et oui, comme dans un bon vieux Columbo qui commence par le crime et nous garde en haleine jusqu’à la fin, l’empereur César expose ses ambitions et son plan manichéen pour y parvenir.

Il faut dire que cette fois-ci le village a bien failli y passer ! Les recettes habituelles, à savoir le nettoyage d’Obélix et l’utilisation de la potion magique se font attendre jusqu’aux derniers instants. À cette intrigue montant en pression progressivement s’ajoutent des thématiques tout à fait d’actualité : l’écologie, l’oppression de la vie urbaine et le droit de regroupements professionnels des militaires.

Afin de parvenir à ça, les réalisateurs ont du « jouer » avec le personnage d’Obélix. Chose difficile de s’attaquer à une icône ! Malgré ses bonnes actions, notre grand moustachu a failli faire détruire le village.

De Guerre Lasse – interview avec Tcheky Karyo


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De Guerre Lasse - interview avec Tcheky Karyo
Sabrina Ouazani est Katia, Tchéky Karyo est Armand dans De Guerre Lasse

A l’occasion de la sortie nationale le 7 mai 2014 du film De Guerre Lasse d’Olivier Panchot, un polar français fort et bouleversant, découvrez avec nous l’interview de Tchéky Kario.

L’histoire : Alex, fils d’un caïd pied-noir marseillais, s’est engagé dans la Légion pour échapper à un règlement de compte avec la mafia Corse… 4 ans plus tard, Alex déserte et revient sur Marseille pour retrouver Katia, son amour de jeunesse. Mais en ville les rapports de force ont changé : son père s’est retiré des affaires, laissant les Corses et les gangs des Quartiers Nord se partager le contrôle de la ville. La détermination d’Alex va bouleverser cet équilibre fragile au risque de mettre sa famille en danger…

Comment êtes-vous arrivé sur ce projet ?

Olivier Panchot et la Production tenaient à moi énormément ; ils ont convaincu leurs partenaires de leur faire confiance et de me faire confiance … Je suis heureux d’avoir joué ce rôle, d’avoir rencontré un metteur en scène que j’apprécie, et des acteurs vifs et excitants …

Qu’est-ce qui, au départ, vous a intéressé et touché dans le scénario ?

La proximité qu’entretient Olivier Panchot avec son sujet, il est d’une famille pied-noir française qui a traversé tous les problèmes soulevés par la colonisation en Algérie, qui est le sujet de fond de ce film épique …

Sous les dehors d’un polar urbain, le film évoque des sujets très forts comme l’appartenance à la famille, la trahison des siens, la vengeance et la réconciliation.

C’est une tragédie au sens Grec, avec des ressorts liés aux déchirements d’une famille qui s’aime mais qui est prise dans les filets du déracinement, et d’activités avec et contre la mafia corse …

Comment pourriez-vous décrire votre personnage ?

Armand, mon personnage, a trois enfants qu’il a élevés avec Raïssa, sa femme : Alex, son fils d’une première couche qui revient d’Afghanistan en tant que soldat des Forces Spéciales, Katia qui est avocate, et Rachid qui vit comme un petit gangster sous couvert d’affaires immobilières ; ils sont présentés comme les enfants de Raïssa …

Il est un ancien chef mafieux qui a dû lâcher toutes ses affaires aux corses, pour que son fils Alex soit épargné alors qu’il a tué l’un des leurs. Alex doit quitter le territoire et Armand abandonne ses activités et leur laisse la place secrètement.

Il a des choses à cacher, il est rude mais amoureux, ce qui lui donne l’opportunité d’être capable d’écouter, et de tout donner pour sauver sa famille …

Est-il comme un cousin, même lointain, de votre personnage des LYONNAIS ?

Oui il y a au moins un lien, le mensonge. Mais ce mensonge dans « De Guerre Lasse » est différent : il ne ment pas par trahison, ni pour se protéger, il ment pour protéger les siens contre les siens. Il ment en pensant éviter le pire. Le déchirement qui le mine, c’est la violence de la pègre avec laquelle il devra tenter de composer, et la peine de devoir prendre les armes de nouveau … C’est aussi et surtout le refus de sa famille vis-à-vis du monde algérien, refus d’une famille ancrée dans leur attitude de rejet vis à vis de Raïssa qu’il aime …

Comment avez-vous abordé sa relation à Alex (Jalil Lespert) et à Katia (Sabrina Ouazani) ?

Il y a aussi Mhamed Arezki, qui joue Rachid le troisième enfant et leur mère Hiam Abbass; c’est important car la relation qu’entretient Armand, le personnage que j’interprète, avec Alex et Sabrina est soumise au jugement de leur mère et de leur frère ; les germes de la tragédie sont dans cette famille dont les non-dits jettent des ombres menaçantes qui vont précipiter leur histoire. Donc j’ai abordé ce personnage en marchant sur des œufs, chacune de ses interventions dans les rapports qu’il entretient avec sa famille est électrique …

Armand semble être un homme tiraillé, déchiré entre deux mondes, entre deux cultures… C’est aussi ce que vous avez ressenti ?

Oui ce tiraillement, cette déchirure, cet entre-deux est le sujet dont nous parlons.

Le film est profondément “marseillais” et dévoile même des aspects méconnus de la ville. Comment vous êtes-vous “approprié” la ville ? Comment êtes-vous devenu ce personnage foncièrement marseillais ?

Simplement sans me poser de question en me laissant happer par les situations …

Parlez-moi de vos rapports aux autres comédiens – Jalil, Hiam Abbass, Sabrina et Mhamed, …

Une belle complicité, nous avons passé du temps ensemble, nous avions une vraie curiosité les uns pour les autres, nous avons chanté ensemble …

Comment Olivier Panchot dirige-t-il ses acteurs ?

Nous avons travaillé ensemble en amont, nous avons lu à la maison, nous nous sommes vus en dehors du tournage, nous avons beaucoup discuté, vu des matchs de foot ensemble, à Marseille c’était idéal … Olivier est instinctif, il nous fait confiance, il est très complice, il a une oreille musicale, toutes ces qualités en font un directeur d’acteur avec qui on a envie de danser. Il a filmé avec sensualité, puissance, discrétion, délicatesse …

L'affiche du film De Guerre Lasse DE GUERRE LASSE
Date de sortie : 7 mai 2014
Réalisateur : Olivier Panchot
Acteurs : Jalil Lespert, Tcheky Karyo, Hiam Abbass, Mhamed Arezki, Sabrina Ouazani, Jean-Marie Winling
Genre : Polar
Nationalité : France
Durée : 1h34

De Guerre Lasse interview avec Jalil Lespert


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De Guerre Lasse - interview avec Jalil Lespert
de guerre lasse interview avec Jalil Lespert est Alex dans De Guerre Lasse

A l’occasion de la sortie nationale le 7 mai 2014 du film De Guerre Lasse d’Olivier Panchot, un polar français fort et bouleversant, découvrez avec nous de guerre lasse interviews de Jalil Lespert.

L’histoire : Alex, fils d’un caïd pied-noir marseillais, s’est engagé dans la Légion pour échapper à un règlement de compte avec la mafia Corse… 4 ans plus tard, Alex déserte et revient sur Marseille pour retrouver Katia, son amour de jeunesse. Mais en ville les rapports de force ont changé : son père s’est retiré des affaires, laissant les Corses et les gangs des Quartiers Nord se partager le contrôle de la ville. La détermination d’Alex va bouleverser cet équilibre fragile au risque de mettre sa famille en danger…

Qu’est-ce qui, au départ, vous a intéressé dans le scénario ?

Il y avait une dimension quasi shakespearienne dans le parcours de ces familles bouleversées par un secret qui m’a beaucoup touché. Par ailleurs, le rôle qui m’était proposé était un enjeu presque physique pour moi : j’ai pris un vrai plaisir à m’impliquer dans les scènes d’action, en étant le plus crédible possible, et à aller chercher l’émotion qui parcourt tout le film. Et j’ai aussi été séduit par la personnalité d’Olivier Panchot car il mûrissait ce projet depuis des années et qu’il savait exactement où il voulait aller. J’avais donc envie de lui faire totalement confiance.

Comment pourriez-vous décrire votre personnage ?

C’est un garçon traumatisé par son expérience de la guerre en Afghanistan : on a beaucoup réfléchi, avec Olivier, au “post-trauma” dont souffre bon nombre de soldats. En outre, Alex n’a pas de chance car il vient d’une famille de voyous et qu’il a dû s’engager dans la Légion pour éviter d’être victime d’un règlement de comptes. Il revient donc en terre connue, mais dangereuse. Rien d’étonnant à ce qu’Alex soit constamment sur le qui-vive, tout en étant resté assez enfantin. Comme si sa vie amoureuse s’était arrêtée quatre ans plus tôt. Du coup, quand il rentre à Marseille, il est en décalage avec les autres. À l’image des autres personnages, Alex est à côté de la plaque, tout en essayant de faire de son mieux.

Vous êtes-vous documenté sur les hommes qui reviennent du front ?

Oui, j’ai visionné quelques documentaires, français et américains. Pour autant, c’est un phénomène dont on parle peu en France et qui, à mon sens, est encore assez tabou : le cinéma en rend d’ailleurs rarement compte. À l’inverse, aux États-Unis, plusieurs films sont consacrés à ces soldats traumatisés, qu’il s’agisse de la guerre du Vietnam ou des conflits au Moyen-Orient.

Comment vous êtes-vous entraîné physiquement ?

J’ai travaillé avec une formidable équipe de cascadeurs. C’était la première fois que je devais participer à des scènes d’action et c’était une sensation très étrange pour moi : j’avais l’impression de jouer au cow-boy, comme quand
j’étais gamin, mais il fallait surtout veiller à ne pas prendre trop de recul par rapport à ce qu’on fait sur l’instant, car sinon, on se sent un peu ridicule ! (rires) Ceci dit, le petit garçon qui était en moi s’est régalé !

Le film est empreint de références au cinéma américain.

En parlant avec Olivier Panchot, je me suis rendu compte qu’on avait les mêmes références, comme James Gray, pour les rapports familiaux. Pour autant, le film ne bascule jamais dans le pastiche : la forme est d’une grande sobriété, tout en étant d’une belle ampleur romanesque. J’ai le sentiment qu’on est pris au piège dans cette famille pour laquelle on éprouve une véritable empathie : c’est une dimension qui est propre à Olivier et qui dépasse toutes sortes de références.

Comment Olivier Panchot vous a-t-il dirigé ?

C’est un vrai directeur d’acteurs. Il est extrêmement précis dans ses intentions, d’autant plus qu’il avait une vision très détaillée du résultat qu’il voulait obtenir. Du coup, je l’ai beaucoup écouté et je me suis laissé porter, pour ainsi dire, par sa vision.

Le film dévoile des aspects méconnus de Marseille…

Je n’avais jamais vu cette ville filmée comme ça : Olivier en donne une vision presque “nordique” et fantasmagorique qui évoque les polars scandinaves. D’ailleurs, il souhaitait avant tout éviter le cliché dans la représentation de Marseille et je trouve qu’il y est parvenu.

Parlez-moi de vos partenaires.

En nous offrant ces rôles, Olivier nous a fait un vrai cadeau car il avait le souci de nous tirer constamment vers le haut et de bien nous filmer. J’ai redécouvert Tcheky Karyo qui m’a vraiment impressionné ! C’est un mythe du cinéma français! Une référence en termes de puissance et de charisme: pour moi c’est un monstre sacré!

Quant à Sabrina Ouazani, elle est un peu ma “petite sœur” de cinéma : j’ai eu un vrai plaisir à jouer avec elle, d’autant plus qu’elle a conservé son aplomb et sa force, tout en étant très glamour.

L'affiche du film De Guerre Lasse DE GUERRE LASSEDate de sortie : 7 mai 2014
Réalisateur : Olivier Panchot
Acteurs : Jalil Lespert, Tcheky Karyo, Hiam Abbass, Mhamed Arezki, Sabrina Ouazani, Jean-Marie Winling
Genre : Polar
Nationalité : France
Durée : 1h34

 

De Guerre Lasse – interview avec Olivier Panchot


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De Guerre Lasse – interview avec Olivier Panchot
Tchéky Kario et Jalil Lespert dans De Guerre Lasse

À l’occasion de la sortie nationale le 7 mai 2014 du film De Guerre Lasse d’Olivier Panchot, un polar français fort et bouleversant, découvrez avec nous l’interview du réalisateur.

L’histoire : Alex, fils d’un caïd pied-noir marseillais, s’est engagé dans la Légion pour échapper à un règlement de compte avec la mafia Corse… 4 ans plus tard, Alex déserte et revient sur Marseille pour retrouver Katia, son amour de jeunesse. Mais en ville, les rapports de force ont changé : son père s’est retiré des affaires, laissant les Corses et les gangs des Quartiers Nord se partager le contrôle de la ville. La détermination d’Alex va bouleverser cet équilibre fragile au risque de mettre sa famille en danger…

Comment est né ce projet ?

Mon premier film était un huis clos entre deux personnages dans un appartement parisien. J’avais envie de changer radicalement de registre. Je voulais faire un film d’action, au sens propre, à savoir un film où les personnages se définissent par leurs actes. Un film fait de bruit et de fureur, une tragédie familiale rugueuse. J’avais également envie d’explorer d’autres horizons. Paris est une ville fermée et centrée sur elle-même à l’intérieur de son « périph » tandis que Marseille est une ville ouverte, dont les contours sont incertains. Paris est bourgeoise et policée, Marseille est populaire et indisciplinée. Rivale indomptable de la capitale, Marseille possède cette fierté et cette force brutale : tout semble y être possible ; c’est une ville de Far-West. C’est aussi une ville frontière, cosmopolite, ayant pour berceau la Méditerranée, mère de la tragédie ! Naturellement, cette cité phocéenne m’a semblé être le théâtre idéal de cette histoire.

Vous n’aviez pas eu peur de vous frotter au polar urbain ?

Je crois vraiment que quand on fait un film, il faut avoir la naïveté de n’avoir peur de rien puisque tout a déjà été fait ! Par ailleurs, l’idée de me confronter au genre m’excitait comme un jeu d’enfant. Pour ce film, j’avais en tête davantage de références américaines que françaises, même si j’apprécie des auteurs comme Jean-Pierre Melville ou plus récemment Jacques Audiard qui a su redonner ses lettres de noblesse au polar français. Mon personnage principal appartient plus à une typologie d’outre-Atlantique. C’est un héros fracassé de retour de la guerre, un personnage assez taiseux, dont le mystère s’éclaircit au fur et à mesure qu’il se confronte à l’adversité. À ce titre, le film est à mon avis plus un western urbain qu’un polar. En écrivant le scénario, je me disais : Alex, c’est un Clint Eastwood borderline qui retourne régler ses comptes dans la grande ville de l’ « Ouest » français.

Au-delà du genre, le film est avant tout une histoire de famille marseillaise.

Effectivement, le genre était pour moi une façon détournée et opportuniste d’aborder des thématiques qui me tenaient à cœur. Il faut dire qu’avant de m’atteler à ce film, j’ai réalisé un documentaire sur ma famille, d’origine pied-noir qui vit à Toulon. Ce documentaire se présente sous la forme d’une enquête menée en France et en Algérie sur le passé trouble de mon grand-père… C’est donc un univers que je connaissais bien : secrets de famille, passé tragique et brutales contradictions. J’avais envie d’explorer dans une fiction la manière dont un secret de famille pouvait s’insinuer dans les esprits et fragiliser, voire fausser les rapports familiaux. Quand le passé est trop trouble, trop inaudible, il fait obstacle. C’est ce que raconte le film : mes personnages ne sont pas en règle avec le passé familial et ils avancent à l’aveugle. À sa manière, le film est une métaphore des relations tumultueuses entre la France et l’Algérie…

Le film aborde des thèmes symétriquement opposés comme le sentiment d’appartenance à la famille et la trahison des siens, la réconciliation et la vengeance, la famille dont on est issue ou celle qu’on se choisit, etc.

C’étaient clairement des problématiques qui étaient au cœur de l’architecture psychique de mes personnages. Chacun d’entre eux s’est construit sur ces contradictions. Le personnage de Rachid en est probablement le plus emblématique : il est totalement déchiré par des mouvements contraires. Son frère vient le chercher pour qu’il l’aide : il finit par le trahir. Son père lui propose du boulot alors qu’il travaille pour les Corses. Titoune lui demande de balancer son frère, tandis qu’il essaie de le sauver, il veut tenir sa sœur à l’écart de la tourmente et finit par la mettre en danger… Il est au cœur du chaos, bousculé comme une boule de billard sur le pont d’un bateau ivre, mais c’est aussi le personnage le plus lucide de toute l’histoire, sorte de témoin privilégié de la tragédie.

Plus globalement, comment se sont construits les personnages principaux ?

Je voulais qu’Alex soit comme un cow-boy incorruptible qui débarque dans une ville où il n’a plus sa place. Il avance à découvert sans jamais faire de compromis et sa détermination sans faille bouscule un équilibre précaire et mensonger : c’est celui par qui tout arrive.

Katia a été élevée dans une famille mafieuse et elle va devenir avocate : elle veut effacer les apparences de son passé, ses origines, elle se lisse les cheveux et “monte” à Aix pour faire du droit et sort avec un bourgeois pour faire oublier d’où elle vient. Elle est paradoxale, elle refuse d’être victime de la pression sociale, tout en adoptant ses codes. Le retour d’Alex remet toutes ses certitudes en question…

Raïssa ne supporte plus l’humiliation que lui impose ce secret de famille. Elle a été complice de cette dissimulation et, avec le retour d’Alex, elle a l’intuition que tout cela va mal finir. L’urgence de la situation est une occasion pour elle de mettre fin à des années de mensonge. Cependant, elle estime que c’est à Armand d’en assumer l’initiative.

Armand, lui, est un personnage prisonnier de son mensonge. Il est le responsable de cette situation. Même si c’était un personnage assez sombre, il était important pour moi qu’il reste attachant : je voulais le sauver. Il trouve une issue à sa situation en révélant le secret de famille et en se sacrifiant. C’est comme s’il se brûlait les ailes en révélant la vérité. J’aime ce personnage de vieux gangster en pantoufles qui ressort le costard et le Beretta pour un dernier baroud d’honneur.

Titoune, c’est le méchant, le vrai ! Il me fait rire parce qu’il a cette apparence de “petit père à casquette” qui joue aux boules sur la place du village. Rapidement, il se révèle être une ordure, il est affreusement raciste, manipulateur et ultra violent.

On découvre un Marseille qu’on a rarement vu au cinéma.

C’est une ville où je suis allé fréquemment pendant mon enfance et mon adolescence. Pendant l’écriture du scénario, je m’y suis rendu régulièrement pour essayer de m’en approprier l’univers pour mon histoire. Il y a, là-bas, ce face-à-face avec la mer permanent, ces montagnes alentour et dès qu’on en sort, ces zones quasi désertiques. Marseille est chargée de son passé de grand port industriel, ouvert sur l’étranger. C’est aussi une ville en plein bouleversement et ça se voit. Je pense à cette nouvelle grande tour, sorte de phare emblématique d’une nouvelle modernité, construite au pied du port. Ou à ces quartiers populaires du centre que l’on vide pour tenter d’en faire des quartiers bourgeois. Ou encore à l’hyper centre populaire qui, lui, résiste à la pression immobilière à Noailles et à ces cités délaissées qui surplombent le centre comme des tours de guet adossées aux collines. C’est un décor fait de tensions, et c’est ce que j’ai essayé de montrer dans le film. Un bon décor, ce n’est pas quelque chose de joli qui passe bien à l’image ; c’est un lieu qui raconte une histoire.

Quels ont été vos choix de mise en scène ?

Ces choix sont évidemment passés par des choix techniques que nous avons précisément élaborés à l’image avec Thomas Hardmeier, le chef opérateur. On a tourné en HD et je voulais un format large, un “vrai” scope, car non seulement Marseille est une ville qui se découvre à l’horizontale, mais c’est aussi un format qui correspondait à mon désir d’être proche des personnages, tout en laissant de la place dans le cadre à leur environnement. On a utilisé des objectifs anamorphiques qui donnent également une douceur et une profondeur à l’image venant compenser la dureté de la vidéo HD. Tous les extérieurs ont été tournés en lumière naturelle, pour capter les ambiances au plus juste, en veillant à choisir le meilleur moment de la journée pour obtenir la luminosité que l’on recherchait. C’est ce qui donne ce côté crépusculaire aux scènes d’extérieurs puisqu’on les tournait essentiellement le matin ou en fin d’après-midi. On a aussi légèrement désaturé les couleurs pour éviter le cliché de la ville du sud, baignée d’une lumière chaude façon carte postale. Au contraire, je voulais une lumière blanche, hivernale, froide comme l’acier. Dans le centre-ville, on utilisait des longues focales et des caméras cachées pour rester discret et plonger le comédien dans l’espace urbain. Ou encore, on se lançait “à l’arrache”, caméra à l’épaule dans la foule pour capter les images à vif. En contrepoint de ce format scope très “cinoche”, je voulais une image assez naturaliste pour capter au plus juste le bouillonnement naturel de la ville.

Et pour le son ?

Du point de vue sonore, la stratégie était radicalement différente : en postproduction, l’idée (avec Séverin Favriau, le monteur son, et Stéphane Thiébaut, le mixeur) était de donner une perception très subjective de l’environnement sonore. Dans les séquences où Alex est en prise avec ses démons, il perçoit la réalité à travers le prisme de ses blessures psychiques. Marqué par la guerre, il vit la ville comme un champ de bataille, symptôme de son choc post traumatique… Dès la séquence du générique, le principe est implanté avec ces sons guerriers qui viennent parasiter son arrivée en train.

Parlez-moi du casting.

Pour moi, Jalil est un comédien absolument unique : il est à la fois extrêmement physique, puissant et très fin dans son jeu. Il a une fragilité et une intelligence de jeu qui se sentent à l’image. Il peut passer d’une séquence où il défonce trois types en deux mouvements de close combat, à une scène où il est soudainement très vulnérable comme un gamin maladroit intimidé par son père. (C’est ce que j’aime chez un comédien comme Matt Damon par exemple). Une palette de jeu très inhabituelle dans le cinéma français ! Il a cette présence à l’image qui lui permet d’incarner ces personnages “bigger than life” tout en restant très humain ; tout ce dont j’avais besoin pour jouer cet ancien militaire fracassé. On n’avait pas encore vu Jalil dans ce type de rôle, il était plutôt associé à des personnages moins physiques, dans des films qui mettaient en valeur son jeu nuancé et intérieur.

Avec ce profil cinématographique, c’était très stimulant de le confronter à Tcheky Karyo, qui a un tout autre parcours. Tcheky fait partie d’une mémoire collective. Il incarne au cinéma la figure de l’homme fort, déterminé. J’avais très envie de lui proposer ce rôle de voyou fatigué. Je pense qu’il a aimé interpréter ce personnage fragile, ce gangster retraité que l’on découvre sur son canapé en robe de chambre ! Il y a une malice chez lui qui lui a fait apprécier ce personnage un peu pantouflard qui termine dans une grande scène sacrificielle au Beretta ! Malgré le profil assez dur du personnage, il reste attachant : avec cette douceur dans la voix et cette fragilité dans le regard, Tcheky lui a donné ce supplément d’âme.

Hiam Abbass, c’est, pour moi, l’icône de la femme orientale avec une sorte de classe et de fierté extraordinaire. Elle est palestinienne, née en Israël, et elle a vraiment cette force, cette volonté qui évoque pour moi les figures de la tragédie !

Mhamed Arezki avait tourné, jusque-là, principalement dans des comédies mais quand Marie Masmonteil, la productrice, me l’a présenté, j’ai senti chez lui une énergie et une tension qui convenaient parfaitement au personnage. C’est un comédien très instinctif, très juste immédiatement. Pendant les essais, je lui ai proposé de se raser la tête, pour durcir son apparence. On a trouvé les bons costumes, la ‘chaîne en or qui brille’ et il s’est jeté dans le rôle, magnifique !

Sabrina Ouazani est, elle aussi, une comédienne très instinctive : même si on l’a essentiellement vue dans des rôles plus légers, je trouvais qu’elle avait une grâce, une énergie très vive, volontaire, qui convenaient à ce rôle de jeune femme déterminée. Avec Jalil, le couple fonctionnait bien. Elle connaissait déjà bien Jalil et Mhamed en privé, et je voulais une fratrie !

Quelles étaient vos intentions pour la musique ?

Je connais Eric Neveux depuis longtemps et on avait déjà travaillé ensemble. On avait envie pour ce film d’une musique hybride, entre instrumentation classique et musique électronique, on voulait investir un champ musical contemporain. On souhaitait, par exemple, mêler la dureté d’une guitare électrique à un orchestre à corde mêlé à des nappes de sons de synthèse. En termes de mise en scène, je voulais que la musique fonctionne comme révélateur de la dimension tragique du récit, qu’elle suggère un autre niveau de lecture. Je tenais à ce que la musique participe à mon désir de sublimer mes personnages par la tragédie. Par exemple, lorsqu’Alex défonce le crâne d’un des corses, sans musique, la séquence n’aurait été qu’une scène très spectaculaire et violente. Avec la guitare et les cordes, les harmoniques donnent une autre dimension. On ressent alors intimement qu’au-delà de l’action, le récit franchit une étape supplémentaire vers la tragédie. Alex, s’éloigne définitivement de son objectif : reconquérir Katia. On a jamais joué l’effet de genre avec la musique sur les scènes d’action ; au contraire, on était constamment dans le décalage. On a également beaucoup travaillé en lien avec Séverin Favriau, le monteur son, pour que la frontière entre bande son et musique soit par moment très ténue. Dans certaines séquences, les sons d’ambiances distordus et les musiques de synthèse se mêlent pour faire partager le trouble d’Alex. Une façon de déréaliser ces séquences pour être au cœur du personnage.

L'affiche du film De Guerre Lasse DE GUERRE LASSE
Date de sortie : 7 mai 2014
Réalisateur : Olivier Panchot
Acteurs : Jalil Lespert, Tcheky Karyo, Hiam Abbass, Mhamed Arezki, Sabrina Ouazani, Jean-Marie Winling
Genre : Polar
Nationalité : France
Durée : 1h34

Yves Saint Laurent : interview


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yves saint laurent film
yves saint laurent film

Les textes ci-dessous résultent de ma prise de notes effectuée lors des questions du public. Profitant d’avoir son ordinateur portable avec lui, votre Serviteur a réalisé une prise de notes des échanges. J’en profite pour remercier mes deux voisines qui m’ont supporté alors que je faisais autant de bruit qu’une dactylo sur une vieille machine à écrire 😉

De manière générale, Pierre Niney et Jalil Lespert ont été impressionnés par le contact qu’ils ont eu avec Betty Caron, Pierre Bergé et ses anciens collaborateurs. Il en est ressorti une très grande liberté de parole et aucun tabou, ce qui tranche avec notre époque. Des mots tels que « culture », « élégance », « business et amour de l’art » revinrent souvent dans leur retour d’expérience.

Pierre Niney

À 24 ans, se voir offrir un rôle de cette envergure n’est pas commun. Ce fut tel un cadeau tombé du ciel. Afin de réussir dans son interprétation, l’acteur s’est beaucoup cultivé sur cet univers si particulier. Durant environ 5 mois, il s’est fait coacher par un styliste et par l’ancienne assistante d’Yves Saint-Laurent pour le dessin d’une part, pour avoir des gestes naturels à l’écran et pour, d’autre part, s’imprégner du personnage. Le fait de toucher un tissu, de dessiner ou de parler avec le bon vocable va de pair avec la crédibilité de l’interprétation. Ces travaux pratiques ne furent pas les seuls éléments de sa réussite. La lecture d’ouvrages de référence ainsi que pouvoir assister aux coulisses d’un vrai défilé de haute couture lui permirent d’être « dedans ».

Après la théorie, la pratique ! Avant même de commencer le tournage du film, les acteurs se sont entretenu avec les personnes qui ont travaillé et vécu avec Yves (essentiellement Pierre Bergé et Betty Caron) pour parler de lui et répéter le personnage comme au théâtre ! En effet, personne n’a donné de conseils lors des prises de vue. Fort de son travail en répétition, on a donné à Pierre Niney toutes les clés pour se faire sa propre perception, sa propre idée de la façon de jouer son personnage.

Pour Pierre NineyYves Saint-Laurent était un extra-lucide, quelqu’un ayant une lecture trop intelligente de tout. Ce phénomène, selon lui, l’empêcha d’être heureux et ses créations sont l’expression de cette douleur permanente. On peut dire qu’il a rendu de nombreuses femmes heureuses à sa place. Comment a-t-il pu libérer la femme moderne ? Tout simplement en provoquant, en lui permettant de porter des éléments vestimentaires traditionnellement réservés à la gente masculine tout en gardant la simplicité et l’élégance.

Jalil Lespert

En tant que réalisateur et grand fan du néo-réalisme italien, Jalil s’est attelé à filmer la fiction tout en donnant des émotions. L’équilibre entre fiction, réalité et documentaire n’est pas simple à trouver. Cette approche s’apparente selon lui à l’archéologie : on se doit de reconstituer un puzzle avec des éléments parfois éparses. C’est là que le scénario et la fiction donnent tout leur sens. Le choix du réalisateur fut de mettre en avant la relation amoureuse entre Pierre et Yves. De plus, le biopic est un prétexte pour mettre en valeur des points caractéristiques de la personne, la rendre héroïque et être en mesure de rendre compte de son génie au travers de ses souffrances. En s’attaquant à un moment de la création française, Jalil Lespert souhaitait également faire connaître l’histoire assez méconnue de ce personnage emblématique.

Au niveau logistique, la fondation Pierre Bergé / Yves Saint-Laurent a joué un rôle majeur. Ses équipes de conservation ont permis l’utilisation des robes d’origine dans des conditions optimales. Oui oui vous avez bien lu : les véritables pièces de musée ont été utilisées, pas des copies ! Un argument de plus pour leur rendre grâce ! Pour le choix des filles, les mannequins de l’époque ont participé afin de donner leur avis d’expertes. Il faut dire, on ne défilait pas de la même façon en 1960, 1970 ou encore en 1980 !

Gravity : Interview d’Alfonso Cuaron


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Gravity : Interview d'Alfonso Cuaron
Gravity : Interview d’Alfonso Cuaron

Alfonso Cuaron nous répond à une interview pour le film Gravity

Commençons par la fin ! Pourquoi avoir choisi ce final où l’on voit le docteur Ryan Stone (Sandra Bullock) sortir de l’eau pour reprendre pieds sur terre ?

La fin, comme vous pouvez le deviner, n’a pas été choisi par hasard. Il s’agit d’une métaphore de la vie qui sort de l’eau. Tout comme la théorie de l’évolution nous exprime le concept de l’apparition de la vie issue du milieu aquatique, de même la vie reprend lorsque Ryan sort de l’eau. C’est un clin d’œil à la fois au fait que la vie soit si fragile, que la nature soit un élément central dans lequel nous évoluons mais également un retour aux sources si l’on peut dire.

Une introspection…

Ce film se veut aussi être une nouvelle connaissance de soi. La lutte que mène le docteur Ryan n’est pas une simple lutte pour la survie face aux éléments extérieurs, mais également une lutte intérieure qui doit l’amener à dépasser ses propres craintes, qui doit l’amener à se surpasser. C’est l’un des aspects du film qui a d’ailleurs amené à choisir Sandra Bullock comme protagoniste. En effet, Sandra cherchait à travailler dans l’adversité, ce film était donc une occasion rêvée pour elle.

Qui plus est, le film devait se faire derrière une héroïne symbole de fertilité avec la Terre en arrière-plan. La renaissance d’un personnage, la flamme qui se rallume et un personnage qui cherche son échappatoire sont vraiment un rôle que Sandra a incarné avec brio.

La musique…

A la question, pourquoi avoir voulu donner une place importante à la musique alors que le film se déroule dans un lieu où le silence est maître ; Alfonso répond avec humour : « Dans l’espace il n’y a pas de son, mais dans les films, il y a de la musique ! ». En effet le film aurait été trop ennuyeux sans son, et ce n’est pas nous fan de la première heure qui allons lui reprocher ce point =).

Un aspect cyclique…

Alfonso Cuaron a voulu donner un aspect cyclique à la destruction de l’espace pour donner cette impression que notre temps est en effet compté. Cela renforce l’angoisse et la pression exercée par le film. La lutte pour la survie est aussi une lutte contre le temps qui passe.

Pourquoi la 3D ?

La 3D a entièrement sa place dans ce genre de film. C’est une idée qui était présente dès le début. Quatre ans et demi s’écoulèrent entre le scénario et la réalisation du film qui ne furent vraiment pas une tâche facile à surmonter.

Quelques conseils…

Afin de réaliser un film qui colle le plus possible à la réalité, Alfonso Cuaron s’est inspiré des conseils d’astronautes. C’est notamment sur les questions du mouvement dans l’espace que la question se posait le plus. En effet, comment réaliser des déplacements qui donnent l’impression d’être vraiment dans l’espace ? C’est alors que les conseils des astronautes furent vraiment un apport positif.

Au demeurant, le rôle des acteurs fut réellement un exercice d’abstraction. L’idéal aurait été naturellement de tourner dans l’espace, mais vous comprendrez bien que cela était impossible.

Le réalisateur ne nous cache pas d’ailleurs qu’être astronaute était un désir dès son plus jeune âge. On comprend alors mieux son appétence pour la réalisation de Gravity !

Longue scène…

C’est de façon volontaire, afin de s’immerger vraiment dans le film, qu’il fut décidé d’établir une longue scène de 20 minutes environs sans coupure, et ce dès le début. On constate d’ailleurs beaucoup de plans séquences très longs au cours du scénario.

Réalité ou fiction ?

Pour Alfonso, Gravity se veut être une fiction spéculative. Il est difficile de placer une frontière entre la science-fiction et le fantastique, la limite reste vraiment floue.

Fin alternative !

C’est avec humour, qu’Alfonso Cuaron nous raconte l’idée d’une fin alternative qu’il avait envisagé… Après de multiples péripéties surmontées par le docteur Ryan Stone, le spectateur se demande quand ce fléau catastrophique va s’achever. Jusqu’à la fin, Gravity nous tient en haleine et nous fait croire que Ryan ne va pas survivre. Lorsqu’elle se retrouve au fond de l’eau, on en vient même à penser qu’elle ne va pas survivre mais mourir à deux doigts de la ligne d’arrivée. Eh bien sachez que le réalisateur avait même envisagé au dernier moment de faire revenir sur Terre Matt Kowalsky (George Clooney), en le faisant s’écraser sur Ryan !!! Une fin alternative à n’en pas douter qui en aurait surpris plus d’un !

 

SEED : un court métrage en Crowdfunding


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seed – affiche

Il y a quelques semaines mon pote Yeurl me transfère un courriel avec des informations concernant un court métrage de science-fiction. C’est alors que je profite d’une pause bien méritée pour visionner le teaser au bureau… Prise de contact faite avec Moussa Sako, le réalisateur, j’en profite pour l’interviewer ! Commençons tout d’abord par une présentation du projet pour une mise en bouche 😉

Synopsis

Dans un futur proche, un monde déchiré par les conflits géopolitiques, une secte façonne des guerriers rompus à l’art de l’assassinat. Vincent, l’un des membres les plus dangereux, s’est retiré en compagnie de Meryl, dans une maison isolée en pleine forêt.

Victime de flashbacks incessants de son passé sanglant, son conditionnement d’assassin contamine peu à peu la paisibilité de son quotidien…

L’interview de Moussa Sako

D’où viens-tu ? Que fais-tu ?

Je viens d’une petite ville du 93, l’Ile Saint-Denis. Mon enfance a été bercée par le Manga, les comics Marvel, l’animation japonaise, le jeu vidéo, le cinéma SF, Fantastique et d’action. J’ai aussi beaucoup pratiqué les arts martiaux, qui sont une grande source d’inspiration pour le cinéma.

Actuellement, outre la préparation de SEED, je me consacre intégralement au cinéma en officiant en tant que comédien et cascadeur, mais mon principal objectif reste la réalisation.

Ta rencontre avec le cinéma

J’ai toujours été attiré par l’écriture et raconter des histoires, d’ailleurs dès le collège j’ai écrit des scénarii de bande dessinée avec un ami, Euthmane Merad, à présent illustrateur et m’accompagnant sur SEED en tant que designer.

1999 marque ma découverte du film Matrix, en plus de me prendre une claque avec un film qui synthétise toutes mes passions, je découvre le cinéma hongkongais et surtout Tsui Hark, qui me pousse définitivement à devenir réalisateur avec deux de ses films : Il était une fois en chine et The Blade. Je décide donc de faire une fac’ de cinéma mais arrête au bout de 2 ans pour participer directement à des tournages.

Les origines de SEED

L’histoire de SEED m’est apparue au cours d’un cauchemar avec une forme déjà très construite et scénarisée.

Je n’étais pas le protagoniste de l’histoire, juste spectateur de la descente aux enfers d’un homme violent, en proie à la folie se transformant en menace pour ses proches.

A mon réveil, je me suis empressé de tout écrire afin de me pencher sur une adaptation, un jour peut-être.

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Plusieurs années et tournages plus tard, je décide de m’y atteler accompagné d’un ami d’enfance, Vincent Gonzalez se chargeant de la production du film et Sacha Perrin Bayard en tant que chef opérateur. Pour le rôle principal, je propose à Kefi Abrikh un comédien cascadeur croisé sur un tournage, mais sans grande conviction, il sortait tout juste du tournage de Fast and Furious 6 en tant que doublure de Luke Evans. A ma grande surprise, il accepte le projet avec un grand engouement, ayant les mêmes références et passions. Le courant passe très vite. Carine Jaussaint, comédienne que j’ai aperçu dans le court d’un ami, clôture le casting.

Nous enchaînons donc début février, avec une petite équipe, pour tourner une première partie en Bourgogne, dans des conditions de tournages assez éprouvantes mais très stimulantes. Nous cherchons à présent des fonds, via Ulule, pour finir le film avec des séquences plus ambitieuses et coûteuses.

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Tes projets actuels et futurs

L’avenir après SEED, je pense encore réaliser plusieurs courts métrages et j’ai aussi un projet de web série que je verrai comme un croisement entre la science-fiction et The Wire. Je développe aussi des idées pour un long métrage mais il reste pas mal de travail…

La critique

Un projet dont les influences sont intéressantes. N’oublions pas que je suis très axé SF 😉 Les idées sont là. De plus Moussa Sako a réussi à s’entourer de collaborateurs dont le CV est déjà bien garni. Avec le peu de budget de départ, la réalisation est surprenante. Je ne peux que vous inciter à donner quelques euros qui, j’en suis sûr, ne seront pas gaspillés par cette jeune équipe !

Aya de Yopougon: entretien avec Aïssa Maïga


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aïssa maïga - aya de yopougon
aïssa maïga – aya de yopougon

Aïssa Maïga prête sa voix à Aya de Yopougon, dans l’adaptation cinématographique de la bande dessinée de Marguerite Abouet et Clément Oubrerie. C’est dans un cadre totalement africain (Le Comptoir Général – 80 quai de Jemmapes – 75010 Paris: ça vaut franchement le coup d’y passer!) que j’ai pu échanger avec elle sur son aventure d’Aya. Voici un extrait de l’interview que vous pourrez retrouver dans son intégralité audio un peu plus bas.

Yeurl: Vous êtes la voix d’Aya dans le film…

Aïssa Maïga: Oui tout à fait. Aya qui est donc une jeune femme, lycéenne, qui habite à Yopougon (un cartier populaire d’Abidjan en Côte d’Ivoire) et qui est une jeune femme qui est bien dans sa vie, bien dans sa peau, elle habite chez ses parents et elle a ses amis qui l’entourent. Et c’est une jeune fille qui est très sérieuse, qui a pour ambition de devenir médecin plus tard. Elle se voit déjà pouvant aider les autres, soigner les gens et elle est aussi la personne qui nous permet de découvrir la vie de ce quartier ainsi que de découvrir toute une galerie de personnages qui sont haut en couleur, drôles, qui sont traités sans complaisance mais avec beaucoup de tendresse. Aya est vraiment la représentante de tout l’univers de Marguerite Abouet et Clément Oubrerie que l’on connait déjà puisque la bande dessinée a été édité en 6 tomes traduit en 15 langues et moi c’est une bande dessinée que j’adore depuis la sortie du premier tome.

Yeurl: Est-ce que c’est cela qui explique votre participation dans Aya de Yopougon ?

Aïssa Maïga: Je ne sais pas, ma participation est due au fait non pas que j’étais une fan de la bd mais plutôt par le fait que Marguerite Abouet quand elle a envisagé le casting du film d’animation elle a cherché les voix qui correspondaient le mieux et elle a décidé que je serais la voix d’Aya.

Yeurl: Aya a une forte personnalité et ambition tout en étant le lien qui permet de réunir en même temps tous les personnages au niveau du film. Quel est le lien qui pourrait vous rapprochez avec Aya ?

Aïssa Maïga: Quand j’avais l’âge d’Aya je savais que je voulais devenir comédienne. Comme elle j’avais un but très fort et très proche de mes amis. Mais Aya reste un personnage de fiction avec lequel finalement on a peu de chose en commun. De la même manière que l’ensemble des rôles que j’interprète au cinéma ne sont pas forcément des rôles proches de moi et c’est ce qui est amusant aussi.

Interview intégral:

source photo delrue.fr

 

Une Chanson pour ma ​Mère: interview


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une chanson pour ma mère
une chanson pour ma mère

On est le 14 février, on se devait de faire un article sur une histoire de couple.  On parle du couple d’acteurs: Patrick Timsit et Sylvie Testud. Une chanson pour ma mère est une comédie. Et oui, la pauvre maman est malade. Mais celle-ci est une fan de Dave, vous savez, le chanteur. Et un beau soir, ils le kidnappent  histoire de faire plaisir a leur maman. On retrouve ici Patrick et Sylvie sur le tournage d‘une chanson pour ma mère, livrant chacun, leurs points de vue sur l’ensemble du film. En les écoutant, ça donne envie d’aller voir une chanson pour ma mère. Voir Dave, dans son propre rôle, et de façon comique, doit être assez intéressant. Selon Patrick, Dave se serait « éclaté » à jouer son propre rôle, une sorte de réalisation personnelle. Il va plus loin en disant que Dave ne pourra survivre à une chanson pour ma mère, du fait qu’il se serait épanoui dans son rôle… une façon comique d’imager la chose. Quand à Sylvie, elle nous indique que le réalisateur se projecte à travers ses acteurs, que chaque membres de l’équipe est une partie du réalisateur… un réalisateur qui s’exprime avec et à travers la caméra. Bref, il semblerait que ne pas voir le film, serait un crime. Il n’y a plus qu’à attendre la sortie du film le 27 mars 2013 pour se donner une idée du film.

Synopsis:  Quelque part dans les Ardennes, aujourd’hui…  C’est parce qu’ils adorent leur maman qui est très gravement malade, que les membres de cette famille décomposée décident de lui offrir le plus incroyable des cadeaux d’adieu : une rencontre avec Dave, le chanteur, son idole, en personne ! Mais ce projet extraordinaire est peut-être un peu trop ambitieux pour cette famille ordinaire qui croule sous les non-dits et le silence depuis si longtemps. Leur amour pour leur mère et la force des liens familiaux retrouvée leur donneront-ils le courage et la folie nécessaire pour atteindre leur but ? Unis autour de leur projet, leur plan va pourtant déraper et prendre une tournure inattendue quand ils vont finir par…kidnapper Dave, leur victime d’un soir !