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Astérix : le Domaine des Dieux – Interview

astérix le domaine des dieux

astérix le domaine des dieux

La projection en avant-première d’Astérix : le Domaine des Dieux a été l’occasion pour nous d’accueillir les co-réalisateurs. Ils ont pu répondre aux questions de l’assemblée durant une heure environ.

L’album et le travail avec les collaborateurs

Un réalisateur ne vient jamais seul. En effet, il apporte avec lui son réseau. Le choix des voix des personnages s’est donc fait dans l’univers de Kaamelott et des Deschiens. Un classique perdure à travers le temps : la voix de Roger Carel ! Astérix est donc reconnaissable du premier coup.

La problématique du début fut de trouver un studio d’animation français avec l’expertise et les reins assez solides pour une grosse production. Au final, une équipe éphémère s’est constituée « en mode projet » autour des réalisateurs. Les compétences et l’envie sont présentes sur le territoire. Maintenant, ils espèrent que la structure sera pérenne, chose impossible pour le moment…

Il faut dire que l’adaptation d’un chef d’œuvre permet de se laisser guider tant la base est solide : 3 actes composent l’album, comme au cinéma. L’apport d’un gros budget de la part de la maison d’édition et d’une certaine carte blanche (tout en respectant quelques canons) permet aux réalisateurs de s’amuser et de ne pas être bloqués par le marketing. Deux niveaux de lecture sont donc présents dans le film. Pour faire simple, tout le monde s’y retrouve (petits et grands) et créer le film qu’on aimerait voir donne un contenu de facto universel.

L’approche modernisée de la réalisation

De la bouche de d’Alexandre Astier et de Louis Clichy, Astérix : le Domaine des Dieux n’est pas l’album qui s’est le mieux vendu. Néanmoins, il est sans conteste le meilleur scénario. Difficile à croire, mais sa construction est en avance sur son temps avec le démarrage par le plan du « méchant » ! Et oui, comme dans un bon vieux Columbo qui commence par le crime et nous garde en haleine jusqu’à la fin, l’empereur César expose ses ambitions et son plan manichéen pour y parvenir.

Il faut dire que cette fois-ci le village a bien failli y passer ! Les recettes habituelles, à savoir le nettoyage d’Obélix et l’utilisation de la potion magique se font attendre jusqu’aux derniers instants. À cette intrigue montant en pression progressivement s’ajoutent des thématiques tout à fait d’actualité : l’écologie, l’oppression de la vie urbaine et le droit de regroupements professionnels des militaires.

Afin de parvenir à ça, les réalisateurs ont du « jouer » avec le personnage d’Obélix. Chose difficile de s’attaquer à une icône ! Malgré ses bonnes actions, notre grand moustachu a failli faire détruire le village.

A propos de Mathieu

Drogué aux séries « made in BBC » Doctor Who & Torchwood et aux animations complètement barges, je me laisse parfois tenter par un film quel que soit son style. Deux seules conditions sont à réunir : rire et/ou me scotcher au siège.

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