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SEED : un court métrage en Crowdfunding

seed - affiche

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Il y a quelques semaines mon pote Yeurl me transfère un courriel avec des informations concernant un court métrage de science-fiction. C’est alors que je profite d’une pause bien méritée pour visionner le teaser au bureau… Prise de contact faite avec Moussa Sako, le réalisateur, j’en profite pour l’interviewer ! Commençons tout d’abord par une présentation du projet pour une mise en bouche 😉

Synopsis

Dans un futur proche, un monde déchiré par les conflits géopolitiques, une secte façonne des guerriers rompus à l’art de l’assassinat. Vincent, l’un des membres les plus dangereux, s’est retiré en compagnie de Meryl, dans une maison isolée en pleine forêt.

Victime de flashbacks incessants de son passé sanglant, son conditionnement d’assassin contamine peu à peu la paisibilité de son quotidien…

L’interview de Moussa Sako

D’où viens-tu ? Que fais-tu ?

Je viens d’une petite ville du 93, l’Ile Saint-Denis. Mon enfance a été bercée par le Manga, les comics Marvel, l’animation japonaise, le jeu vidéo, le cinéma SF, Fantastique et d’action. J’ai aussi beaucoup pratiqué les arts martiaux, qui sont une grande source d’inspiration pour le cinéma.

Actuellement, outre la préparation de SEED, je me consacre intégralement au cinéma en officiant en tant que comédien et cascadeur, mais mon principal objectif reste la réalisation.

Ta rencontre avec le cinéma

J’ai toujours été attiré par l’écriture et raconter des histoires, d’ailleurs dès le collège j’ai écrit des scénarii de bande dessinée avec un ami, Euthmane Merad, à présent illustrateur et m’accompagnant sur SEED en tant que designer.

1999 marque ma découverte du film Matrix, en plus de me prendre une claque avec un film qui synthétise toutes mes passions, je découvre le cinéma hongkongais et surtout Tsui Hark, qui me pousse définitivement à devenir réalisateur avec deux de ses films : Il était une fois en chine et The Blade. Je décide donc de faire une fac’ de cinéma mais arrête au bout de 2 ans pour participer directement à des tournages.

Les origines de SEED

L’histoire de SEED m’est apparue au cours d’un cauchemar avec une forme déjà très construite et scénarisée.

Je n’étais pas le protagoniste de l’histoire, juste spectateur de la descente aux enfers d’un homme violent, en proie à la folie se transformant en menace pour ses proches.

A mon réveil, je me suis empressé de tout écrire afin de me pencher sur une adaptation, un jour peut-être.

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Plusieurs années et tournages plus tard, je décide de m’y atteler accompagné d’un ami d’enfance, Vincent Gonzalez se chargeant de la production du film et Sacha Perrin Bayard en tant que chef opérateur. Pour le rôle principal, je propose à Kefi Abrikh un comédien cascadeur croisé sur un tournage, mais sans grande conviction, il sortait tout juste du tournage de Fast and Furious 6 en tant que doublure de Luke Evans. A ma grande surprise, il accepte le projet avec un grand engouement, ayant les mêmes références et passions. Le courant passe très vite. Carine Jaussaint, comédienne que j’ai aperçu dans le court d’un ami, clôture le casting.

Nous enchaînons donc début février, avec une petite équipe, pour tourner une première partie en Bourgogne, dans des conditions de tournages assez éprouvantes mais très stimulantes. Nous cherchons à présent des fonds, via Ulule, pour finir le film avec des séquences plus ambitieuses et coûteuses.

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Tes projets actuels et futurs

L’avenir après SEED, je pense encore réaliser plusieurs courts métrages et j’ai aussi un projet de web série que je verrai comme un croisement entre la science-fiction et The Wire. Je développe aussi des idées pour un long métrage mais il reste pas mal de travail…

La critique

Un projet dont les influences sont intéressantes. N’oublions pas que je suis très axé SF 😉 Les idées sont là. De plus Moussa Sako a réussi à s’entourer de collaborateurs dont le CV est déjà bien garni. Avec le peu de budget de départ, la réalisation est surprenante. Je ne peux que vous inciter à donner quelques euros qui, j’en suis sûr, ne seront pas gaspillés par cette jeune équipe !

A propos de Mathieu

Drogué aux séries "made in BBC" Doctor Who & Torchwood et aux animations complètement barges, je me laisse parfois tenter par un film quel que soit son style. Deux seules conditions sont à réunir : rire et/ou me scotcher au siège.

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