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Yves Saint Laurent

yves saint laurent film

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Vendredi 20 décembre 2013 : voici une date importante. Plus que le début de mes deux semaines de permissions pour les fêtes, c’est surtout l’avant-première d’une biographie d’un des artistes les plus marquants du siècle dernier. Certains ont jeté les bases de la musique contemporaine ou encore celles du design. Mais comment passer à côté de celui qui nous permet maintenant de contempler la Femme décomplexée, libérée des codes des années 1950 ?

Synopsis

Paris, 1957. A tout juste 21 ans, Yves Saint Laurent est appelé à prendre en main les destinées de la prestigieuse maison de haute couture fondée par Christian Dior, récemment décédé. Lors de son premier défilé triomphal, il fait la connaissance de Pierre Bergé, rencontre qui va bouleverser sa vie. Amants et partenaires en affaires, les deux hommes s’associent trois ans plus tard pour créer la société Yves Saint Laurent. Malgré ses obsessions et ses démons intérieurs, Yves Saint Laurent s’apprête à révolutionner le monde de la mode avec son approche moderne et iconoclaste.

Une histoire d’amours

Yves Mathieu-Saint-Laurent nous plonge d’abord dans l’univers de la Maison Dior et des interrogations de son époque : pour ou contre les événements en Algérie. Les débuts retracent la monté en puissance de ce jeune styliste dans la société qui vient de l’embaucher. Beaucoup de stress et une certaine méfiance de la presse vis-à-vis de son côté précoce. En effet, peu de monde pariait sur lui lors du décès de Christian Dior. La vie est belle et Yves s’amuse entouré de ses proches collaborateurs et amis dont Victoire Doutreleau (Charlotte le Bon). Cette période précède la première descente aux enfers de l’artiste et sa rencontre avec Pierre Bergé (Guillaume Gallienne). La création de la Maison Yves-Saint-Laurent et le succès qui suivit nous fait rentrer dans le coeur du sujet et met en lumière toute la complexité du personnage.

Yves-Saint-Laurent ou la création dans l’excès

La méthode de création des vêtements ne suit pas de processus cadré. Nous assistons ici à des créations compulsives tel un toxicomane en plein trip. Ici rien de rationnel, tout n’est que poussée de folie et recherche de nouvelles sensations. Les émotions nouvellement éprouvées se retrouvent dans les créations et permettent d’innover, d’inventer la Femme moderne. Cette recherche perpétuelle de sensations extrêmes transpire du monde professionnel à la vie de couple. N’oublions pas que Yves et Pierre, en sus d’être partenaires d’affaires le sont également dans la vie. C’est ici que le film et son drame passionnel prend tout son sens. La violence et la maladie façonnent leur couple plus ou moins fidèle : le pardon d’un côté et l’excès de l’autre.

Pour conclure

Conclure sur ce genre de chef d’œuvre est assez difficile. Tout ce qui est montré ici est intense : les émotions, les couleurs ou encore les actes. On sort de la séance avec des souvenirs contradictoires. Le film oppose le raffinement des défilés de haute couture avec ses codes et ses visages maquillés aux soirées échangistes où la sueur et les stroboscopes enflamment les moindres mouvements. La souffrance quasi-permanente de la vie d’Yves Saint-Laurent, interprété de main de maître par Pierre Niney, et de son entourage est ici mise en scène de manière somptueuse par Jalil Lespert.

Vendredi 20 décembre 2013 : voici une date importante. Plus que le début de mes deux semaines de permissions pour les fêtes, c'est surtout l'avant-première d'une biographie d'un des artistes les plus marquants du siècle dernier. Certains ont jeté les bases de la musique contemporaine ou encore celles du design. Mais comment passer à côté de celui qui nous permet maintenant de contempler la Femme décomplexée, libérée des codes des années 1950 ? Synopsis Paris, 1957. A tout juste 21 ans, Yves Saint Laurent est appelé à prendre en main les destinées…

Critique de Ciné Buzz

Identité visuelle - 9
Scénario - 9
Interprétation - 10

9.3

Résumé : Un mot revient durant tout le film : violence. Violence de la créativité, violence des sentiments et violence de la perte d'un être cher. Yves-Saint-Laurent nous fait le portrait d'un créateur troublé, un créateur obsessionnel-compulsif. Nous avons ici droit à une histoire d'amour prenante interprétée par ce que le cinéma français a de mieux à nous offrir.

A propos de Mathieu

Drogué aux séries « made in BBC » Doctor Who & Torchwood et aux animations complètement barges, je me laisse parfois tenter par un film quel que soit son style. Deux seules conditions sont à réunir : rire et/ou me scotcher au siège.

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