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Sucker Punch: critique du film en dvd

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Un mercredi soir après une journée bien remplie je décide de me faire une soirée ciné. Après tout c’est le jour des nouvelles sorties ! Rien de tel qu’un peu d’action pour se changer les idées… C’est là qu’un titre datant de 2011 me fait les yeux doux dans ma collection : Sucker Punch.
Depuis sa sortie sa bande annonce et sa direction artistique particulière m’ont toujours attirées. Néanmoins, n’ayant pas eu l’occasion de le voir dans les salles obscures il siégeait dans un coin du salon. Ce soir c’est son soir !

Sucker Punch: Synopsis

Fermez les yeux. Libérez-vous l’esprit. Rien ne vous prépare à ce qui va suivre.
Bienvenue dans l’imaginaire débordant d’une jeune fille dont les rêves sont la seule échappatoire à sa vie cauchemardesque… S’affranchissant des contraintes de temps et d’espace, elle est libre d’aller là où l’entraîne son imagination, jusqu’à brouiller la frontière entre réalité et fantasme…
Enfermée contre son gré, Babydoll a toujours envie de se battre pour reconquérir sa liberté. Combative, elle pousse quatre autres jeunes filles – la timorée Sweet Pea, Rocket la grande gueule, Blondie la futée, et la loyale Amber – à s’unir pour échapper à leurs redoutables ravisseurs, Blue et Madame Gorski – avant que le mystérieux High Roller ne vienne s’emparer de Babydoll.
Avec Babydoll à leur tête, les filles partent en guerre contre des créatures fantastiques, des samouraïs et des serpents, grâce à un arsenal virtuel et à l’aide d’un Sage. Mais ce n’est qu’à ce prix qu’elles pourront – peut-être – recouvrer la liberté…

Sucker Punch: Le jeu des acteurs et le scénario

Point de scénario complexe ni de jeu d’acteur exceptionnel ici. Les actrices principales subissent leur environnement et essayant de survivre face aux méchants proprio du « cabaret psychiatrique ». Pas de scène bouleversante mise en valeur par celles-ci. Les combats sont fortement aidés par les effets spéciaux pour donner un côté jeux vidéos aux interprétations.

On a un peu l’impression que les passages dans le cabaret ne sont présents que pour faire les transitions avec les scènes d’action. Au contraire les moment « réels » dans la maison familiale du début ou dans l’hôpital psychiatrique sont à mon sens vraiment crédibles voire choquants par rapport au reste – lobotomie au pic à glace quand tu nous tiens…

Sucker Punch: Une direction artistique originale

Le réalisateur utilise ici tous les canons des années 1950, que ce soit au niveau des couleurs, des décors ou du côté science fiction.

Commençons donc par l’aspect terne du film. L’univers glauque y est retranscrit par l’intermédiaire d’une utilisation importante de couleurs pâles. On se retrouve une atmosphère à la Gotham City : voitures noires, bâtiments massifs et costumes rétro. Les personnages sont quant à eux mis en valeurs par leur contraste : les poupées en porcelaine, les maquillages et les costumes de cabaret tranches avec le reste.

Enfin, les contrastes sont mis en scène grâce à l’imagination de Baby Doll. La frontière entre sa réalité et ses rêves nous plongent tantôt dans l’époque contemporaine aux faits, tantôt dans un mix passé / futur réussi. Citons notamment le mix Seconde Guerre Mondiale à la Wolfenstein – soldats allemands humanoïdes / morts-vivants – et des armes du XXIème siècle – fusils d’assault, robots de combat à la Command & Conquer : Alerte Rouge.

Sucker Punch: Pour conclure

Sucker Punch nous livre ici la façon dont le personnage principal aborde un événement traumatisant à plus d’un titre : meurtres, complot et psychiatrie. On peut lui reprocher d’effleurer les thèmes abordées mais n’oublions pas que nous suivons les péripéties au travers d’une jeune femme désarçonnée et plongée dans un imaginaire débordant afin d’échapper à la réalité. Point de thriller psychologique complexe et glauque à souhait – pensons notamment à Shutter Island – ou de documentaire sur les méthodes médicales de la première moitié du XXème siècle mais un film d’action utilisant une mise en scène et une histoire originale sur fond de drame.

 

A propos de Mathieu

Drogué aux séries « made in BBC » Doctor Who & Torchwood et aux animations complètement barges, je me laisse parfois tenter par un film quel que soit son style. Deux seules conditions sont à réunir : rire et/ou me scotcher au siège.

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