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L’attentat

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Lors d’une sortie à Châtelet un samedi après-midi avec une amie, quelque chose de différent s’offre à moi : aller voir un film dans un cinéma en « simple mortel » et le tout en VOST (hébreu / arabe – français). Bref, une expérience… surprenante !

Synopsis

Dans un restaurant de Tel-Aviv, une femme fait exploser une bombe qu’elle dissimule sous sa robe de grossesse. Toute la journée, le docteur Amine, israélien d’origine arabe, opère les nombreuses victimes de l’attentat. Au milieu de la nuit, on le rappelle d’urgence à l’hôpital pour lui annoncer que la kamikaze est sa propre femme. Refusant de croire à cette accusation, Amine part en Palestine pour tenter de comprendre.

Rattrapé par un conflit

Le début du film nous permet de découvrir l’univers d’Amine lors d’une cérémonie de remise de prix qu’il a attendu toute sa vie. Chirurgien d’origine palestinienne avec un parcours exemplaire, il s’est juré de ne jamais penser à la politique et de se consacrer à sauver les autres dans son bloc opératoire. Il a tout de l’intégration parfaite : marié, des études payées par une bourse israélienne, athée et chirurgien reconnu par ses pairs. La découverte de ce qui reste de son épouse dans la morgue de l’hôpital est le commencement de son calvaire. À peine remis de ce choc, la police israélienne s’en occupe comme elle le fait avec n’importe quel coupable et tente de lui faire cracher le morceau : interrogatoire, perquisition, pression psychologique… Le déni de l’acte représente la première partie du film avec une recherche d’indices.

Après avoir réussi à se prouver la culpabilité de sa femme, Amine entreprend un périple en Palestine afin de retracer le parcours de Siham. C’est là qu’il commence à prendre conscience du conflit qui l’entoure et que sa recherche obsessionnelle de réponses n’est pas la bienvenue sur ses terres natales.

Du couple et de la connaissance de l’autre

Tout le long du long métrage nous avons droit à des flashbacks de la vie du couple. Chaque élément, chaque indice lui fait repenser à son passé. Le questionnement permanent, intégré de belle manière, nous fait partager les moments d’intimité des personnages. La recherche d’indices dans les souvenirs est permanente et parfois on peut avoir une double interprétation des propos de Siham.

Connait-on vraiment la personne avec laquelle on vit ? Peut-on lui faire confiance ?

Pour conclure

La quête d’Amine s’achève sur une position délicate car il a réussi à obtenir des réponses. Maintenant qu’en fera-t-il ? Il doit choisir entre le côté israélien ou palestinien. De part ses fonctions il a toujours été neutre dans ce conflit mais la réalité le rattrape.

Ceci nous montre l’immense difficulté des habitants de cette région à se positionner sur la question. Il a enquêté pour sa propre conscience mais ceci n’est pas perçu de la sorte par tout le monde. Tantôt un paria israélien, tantôt un espion à la solde de Tel-Aviv, il doit choisir un camp.

Attention toutefois, prévoyez un paquet de mouchoirs surtout si vous êtes un peu sensible !

Lors d'une sortie à Châtelet un samedi après-midi avec une amie, quelque chose de différent s'offre à moi : aller voir un film dans un cinéma en "simple mortel" et le tout en VOST (hébreu / arabe - français). Bref, une expérience... surprenante ! Synopsis Dans un restaurant de Tel-Aviv, une femme fait exploser une bombe qu'elle dissimule sous sa robe de grossesse. Toute la journée, le docteur Amine, israélien d'origine arabe, opère les nombreuses victimes de l'attentat. Au milieu de la nuit, on le rappelle d'urgence à l'hôpital pour lui annoncer que la kamikaze…

Critique de Ciné Buzz

Réalisation - 8
Interprétation - 9
Scénario - 8.5

8.5

Résumé : Dans un contexte tendu, un israélien d'origine palestinienne tente de trouver des réponses après un attentat kamikaze fait par son épouse. Ce film nous permet de découvrir une vision différente du conflit et de sa violence qui ne se résume pas qu'à des attentats et des raids militaires.

A propos de Mathieu

Drogué aux séries "made in BBC" Doctor Who & Torchwood et aux animations complètement barges, je me laisse parfois tenter par un film quel que soit son style. Deux seules conditions sont à réunir : rire et/ou me scotcher au siège.

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